Christine de Suède

Christine de Suède est née le 18 décembre 1626 à Stockholm et est morte à Rome en 1689. Elle est issue d'une famille royale, son père, Gustave II Adolpheest, roi de Suède et sa mère Marie-Éléonore de Brandebourg.

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Elle fut l'objet de prédiction céleste erroné, en effet, on attendait un hériter or est venu au monde une fille.  En 1632, son père décèda, il lui légua son trône, et devint reine de Suède.  

Son réel titre sera roi de Suède bien qu'elle soit une femme. Elle fut désignée « roi » par son père faute d'héritier mâle dans son testament, où il ordonna la destitution totale de son épouse.

Indépendamment de l'amour qui lui porte, il perçut en elle une certaine folie qui était un danger pour la vie de sa fille.

Élevée à la dure, comme un garçon, elle affecte une apparence négligée et s'astreint à gommer toute féminité dans la façon de s'habiller et dans son comportement, l'idée d'être soumise à un homme était totalement inacceptable  pour elle.

 

 

 

 

George Sand

  George Sand, de son vrai nom Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant est une romancière dramaturge, épistolière, critique littéraire française et journaliste née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876.

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Auteur de renom qui fait polémique à cause de sa vie amoureuse mouvementé  et par ses tenues masculine qui fait écho à son pseudonyme adoptée dès 1829, elle sut en tirer avantage en publiant des oeuvre faisant scandale. Lélia ( 1833 première version, 1839 seconde version) en faisait partie.

En effet, cette fiction qui revendique le plaisir féminin parle de la frigidité de son héroïne. Trop futuriste pour les hommes et les femmes du XIXe siècles, son oeuvre fut la cible de critiques assassines et de remarques misogynes.

Amante d'Alferd de Musset, elle cumule fièrement travail et vie de femme puisque pour elle « une femme esclaves de l'argent d'un autre s'apparente à de la prostitution »  

 

Rosa Bonheur

rosa bonheurNée à Bordeaux le 18 mars 1822, Marie Rosalie Bonheur, depuis son jeune âge, c’est un garçon manqué. A l’âge de 14 ans, elle découvre son homosexualité et l’assume au grand jour aux cotés de ses compagnes successives. Elle fume en public et porte le pantalon. Ce vêtement, interdit aux femmes jusqu'au 31 janvier 2012, lui est exceptionnellement autorisé par la préfecture de police en raison de ses pérégrinations dans les abattoirs et marchés à animaux qu’elle doit entreprendre pour réaliser son tableau .

 

L’autorisation est renouvelable et la jeune femme ne se privera pas d’en profiter. Ce pantalon, c’est sa signature, le symbole de son indépendance d’esprit. C’est sans doute à cette pugnacité qu’elle doit son acceptation en tant que femme artiste. Ado, elle décide de quitter l’école pour accomplir son destin artistique.

Ce qui est sûr, c’est que Rosa Bonheur ne s’est jamais revendiquée féministe, ni même ne s’est exprimée en tant que femme. C’était toujours l’artiste qui parlait

 

 

Madeline Pelletier

 

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Madeleine Pelletier est l'une des rares femmes déléguées syndicales du début du siecle, mais particulierement âpres à defendre la cause des femmes. Feminisme et syndicalisme sont pour elle etroitement liés. 

La maniere dont elle s'habille reflète egalement ses idées. Elle a coupé ses cheveux comme un homme : « Je montrerai les miens [de seins] dès que les hommes commenceront à s'habiller avec une sorte de pantalon qui montre leur... » dit-elle.

Elle prone aussi la chasteté comme manière d'echapper a une sexualité où s'exprime la domination masculine.

Ces actions ont été perçues comme un attentat porté contre l'identité sexuelle.

Elle a dit: « Ce sont les porteurs de cheveux courts et de faux cols qui ont toutes les libertés, tous les pouvoirs, eh bien ! Je porte moi aussi des cheveux courts et des faux cols ».

Madeleine Pelletier ne s'habille pas totalement en homme et va jusqu'à devenir homme, comme le font quelques femmes, bien qu'elle y ait pensée parfois : « si j'avais des rentes, meme petites, je prendrais un état civil maculin et je ferais mon chemin, sois dans la science, soir dans la politique : c'est faisables »

Néanmoins, elle s'habille en homme autant que possible.

Inculpée pour avoir pratiqué des avortements, puis relaxée mais déclarée folle, Madeleine Pelletier est placée en asile psychiatrique, où sa santé physique et mentale se déteriore. Elle meurt en 1939.